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Ouverture de notre bureau en Uruguay – Découvrez le marché des produits laitiers en Amérique Latine

29 novembre 2018

Vous êtes un industriel ou un importateur basé en Amérique latine

et êtes à la recherche de produits laitiers européens et/ou français ?

 

Contact à Montevideo en Uruguay :

Ignacio Torres Directeur Amérique Latine et Caraïbes

ignacio.torres@fitsa-group.com

+598 99 95 00 19

 

 

A l’occasion de l’ouverture de notre bureau en Uruguay, FIT vous invite à découvrir le marché des produits laitiers en Amérique latine.

Quelles sont les tendances de consommation, quels sont les produits les plus fabriqués, quels sont les produits importés, l’importance des produits français sur ce marché en pleine évolution…

Nous vous disons tout !

 

Les tendances de consommation des produits laitiers en Amérique Latine

L’Amérique du sud est un vaste territoire, sa superficie est de 17 840 000 km2. Ce sous-continent de la partie méridionale de l’Amérique contient 13 pays. Pas moins de 10 langues y sont parlées. Sa population est de 410 013 492 habitants. Par son immensité, les tendances de consommation y sont variées.

En Amérique latine, les produits laitiers sont bien implantés dans les préférences alimentaires, même si les saveurs fortes sont proscrites. D’une manière générale, on y préférera des produits laitiers aux saveurs douces. Le « dulce de leche », ou confiture de lait, est une douceur populaire de tradition très ancienne. Les Indiens, qui ne connaissaient pas le fromage, conservaient ainsi le lait sous forme de caramel.

Les principaux acteurs du marché des produits laitiers en Amérique latine sont le Brésil, le Mexique et l’Argentine.

Au Brésil, la tendance de consommation est aux boissons lactées (40 L/habitant/an) et aux fromages (7 kg/habitant/an). 40% du marché des produits laitiers (hors lait en poudre) au Brésil est représenté par le lait liquide et les boissons lactées. Ce qui représente un chiffre d’affaires de 24.8 Mds BRL.

Il existe ensuite une très forte demande en fromages et ce secteur est en pleine croissance. Au Brésil, le fromage est avant tout culturel. Il existe une culture forte pour le reiqueijao, produit issu du lactosérum. Il est obtenu par précipitation ou coagulation à la chaleur des protéines de lactosérum issu de fromagerie et plus particulièrement issu de la fabrication du fromage Serra de Estrela (AOP portugaise). C’est un produit qui s’apparente à la ricotta. Il ne peut donc être qualifié en tant que tel de fromage, surtout pour nous les français ! La mozzarella et le prato (fromage au lait de vache pasteurisé, à pâte pressée non cuite) sont également des fromages très populaires au Brésil.

Alors que la tendance culturelle était aux fromages doux, il y a une certaine démocratisation de la consommation de fromages qui apparaît ces dernières années avec un engouement pour les fromages de spécialité tels que : le brie, le parmesan, le bleu, le gruyère… C’est un segment en forte croissance avec +68% de croissance en valeur en 5 ans (2011-2016). La popularité de ces fromages est tirée vers le haut par les quelques fromages locaux qui gagnent en notoriété. Dans les grandes métropoles, on voit ouvrir les premiers fromagers, qui proposent généralement les fromages brésiliens plus travaillés et des fromages importés.

Au Mexique, la production industrielle de produits laitiers a connu une croissance supérieure à celle de la population en raison de l’augmentation du niveau de vie, du développement de nouveaux produits et de la croissance des exportations. L’industrie laitière représente près d’1/5 du PIB agricole et croît de façon importante (+44% en 10 ans pour les produits laitiers transformés et +15% de croissance pour la production de lait cru). 58% de la consommation du lait au Mexique se fait sous forme liquide ou en poudre (chiffres de 2013).

Enfin, en Argentine, la consommation de produits réduits en calories, appelés « descremados », et de produits bons pour la santé ou apportant un bénéfice associé (produits probiotiques ou fonctionnels) est en plein essor. De manière plus générale, les Argentins consomment plus de 40 litres de lait, 12 kg de fromages et 9.75 kg de yaourts par habitants et par an.

 

Les productions de produits laitiers en Amérique Latine, les importations et les exportations qui y sont liées

Parmi les 13 pays que compte l’Amérique du sud, le Brésil est celui qui produit le plus de lait. En effet, le Brésil est le 4ème producteur mondial de lait. Sur ce marché du sud de l’Amérique il est premier producteur de lait avec 34.3 mds de litres de lait collectés en 2017. En revanche, le rendement laitier est faible dans cette partie du globe. A titre de comparaison, la moyenne du rendement laitier en Europe est de 6500 litres de lait par vache par an alors qu’en Amérique du sud les vaches sont plus proches de produire 2200 litres de lait par an. De ce fait, le Brésil n’est pas autosuffisant et se doit d’importer des produits laitiers en provenance d’Uruguay, d’Argentine, de Nouvelle-Zélande, du Chili, et de France pour répondre à la demande.

Le développement du secteur laitier au Brésil est en partie lié à l’installation et à la croissance des multinationales par des politiques de croissances externes : Nestlé (1ère industrie laitière au Brésil), Lactalis, Danone, Lala, Emmi, Arlon Groupe… C’est ce qui fait que le Brésil est le 4ème producteur mondial de lait.

Cependant, de grandes marques Brésiliennes sont bien consolidées sur ce marché. C’est le cas de : Itambé, Bela Vista, Castrolanda, Embaré, Aurora, Jussara, Vigor… C’est ce qui fait que le Brésil est le 1er producteur en Amérique Latine.

Aujourd’hui, 70% des ventes de produits laitiers sont réalisées en grande distribution. La GMS a connu une transformation dans ces modes d’acquisition de produits ces dernières années, les poussant à importer désormais en direct pour éviter les taxations en cascade à chaque intermédiaire.

L’Argentine est le 14ème producteur mondial de lait et le 2ème d’Amérique latine, avec presque 11 Mds de litres par an en moyenne. Les importations de produits laitiers en Argentine sont en augmentation depuis 3 ans (68 M USD en 2017 contre 38 M USD en 2015). La FRANCE est un fournisseur important de l’Argentine pour ce type de produits, avec 1.8 M USD en 2017 (les fromages expliquent presque 70% de ces importations, et les préparations pour enfants, près de 18%). Il existe près de 1 000 industriels laitiers en Argentine, dont les 20 plus importants sont responsables de 60% de la transformation de lait du pays et de 95% des exportations. Les principaux producteurs locaux sont : Mastellone Hermanos (en joint-venture avec Arcor et Danone), Sancor, Sucesores de Alfredo Williner, Veronica. Les principaux producteurs étrangers sont le Canadien Saputo (Molfino), le Suisse Nestlé et l’Américain Mead Johnson.

Au Mexique, l’industrie laitière emploie plus de 80 000 personnes de manière directe et 400 000 de manière indirecte. Le pays a produit en 2014 près de 190 000 tonnes de beurre et 275 000 tonnes de fromage. 79% de l’offre en lait liquide est dominée par 3 groupes : Lala, Alpura et Sello Rojo, marché qui représente environ 11 Mds d’euros. Lala et Alpura dominent également le marché des produits laitiers avec respectivement 34% et 22% des PDM en produisant des fromages, crèmes et yaourts. Des groupes internationaux, généralement spécialisés dans des créneaux spécifiques, sont également présents comme Nestlé, Yoplait ou Danone, leader sur les yaourts avec plus de 40% de PDM.

 

L’intérêt pour les produits français

L’Amérique latine est avant tout la zone émergente la plus occidentale, avec un taux d’urbanisation de 85%. Il y est donc plus facile pour les français d’y implanter leurs produits dans cette zone du globe. L’Argentine est le pays d’Amérique latine dans lequel la culture européenne est la plus affirmée. Après des années très difficiles pour envisager d’exporter des produits européens en Argentine, l’élection du Président Mauricio Macri fin 2015 laisse augurer une réouverture des importations. Le marché argentin s’est donc ré ouvert avec notamment la mise en place par le gouvernement d’une série de mesures visant à simplifier les démarches d’importation.

Les Argentins sont avides de produits gourmets étrangers et souhaitent pouvoir retrouver dans les rayons de la grande distribution les produits qu’ils ont découvert lors de voyages (en France, entre autres) et auxquels ils ne pouvaient pas avoir accès localement.

En Argentine, les produits français ont de ce fait la cote, car ils ont avant tout une image de produits gastronomiques, de fins gourmets. De plus, les produits français n’ont pas de véritables équivalents sur le marché local. De ce fait, les fromages type camembert, brie ou encore bleus élaborés localement sont très différents des produits importés de France. La FRANCE est ainsi un fournisseur important pour ce type de produits. Elle représente 6% des importations argentines de fromages (derrière l’Uruguay (67%) et le Brésil (18%)). Les principales variétés de fromages importées sont le camembert, le roquefort ou le brie. Les Argentins préfèrent les fromages peu affinés.

Ensuite, les latino-américains sont d’abord des consommateurs avides de nouveautés. D’où la success story du fromage français ! Pourtant non habitués à manger des produits forts pour le palais, le fromage français est une véritable opportunité pour le marché sud-américain. Il y a une véritable demande en croissance au Brésil pour les fromages français. Près de 50% des importations au Brésil de produits laitiers en provenance de FRANCE sont des fromages. La réputation des fromages français au Brésil n’est plus à prouver. De même, il existe une réelle hégémonie pour les beurres haut de gamme. La FRANCE s’impose comme référence unique sur ce marché de niche. 33% des importations de produits laitiers français au Brésil sont des beurres. Les marques françaises locales ou importées pour le beurre Président, Isigny, Elle & Vire et Paysan Breton sont très appréciées des Brésiliens.

 

L’avenir pour les produits laitiers européens exportés en Amérique Latine

Aujourd’hui, le MERCOSUR (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay et Venezuela) n’a pas encore conclu d’accord de libre-échange avec l’UE. Les négociations qui avaient débuté en 1995 avec le Mercosur ont été suspendues en 2004. De ce fait, les produits agro-alimentaires ne représentent aujourd’hui que 5% des exportations européennes vers le Mercosur. Il s’agit essentiellement de produits à haute valeur ajoutée. Les produits laitiers font partie des produits les plus taxés à l’importation. En effet, les droits de douane vont jusqu’à 28% pour les produits laitiers. La FRANCE est le premier exportateur de produits laitiers (notamment de fromages) dans le Mercosur. Les négociations sont aujourd’hui relancées, elles sont en cours. Un accord réduirait significativement ou pourrait même éliminer les restrictions tarifaires et non-tarifaires existant sur ces exportations, apportant des bénéfices tangibles pour le secteur agricole et alimentaire européen. L’accord de libre-échange en perspective serait une première pour le Mercosur. Il permettrait aux exportateurs, investisseurs et prestataires de services de l’UE d’accéder à ce marché mieux que jamais auparavant et devrait donc engendrer des avantages économiques substantiels. Sur un marché de 260 millions de consommateurs, le potentiel de croissance est considérable !

Sources : Business France, clal.it, eucolait, ec.europa.eu

 

ACTUALITES MARCHE

ARGENTINE : LA VENTE DE PRODUITS LAITIERS CHUTE DE 10%

Le secteur subit une baisse continue de la vente de produits laitiers et plus particulièrement de lait. Entre juillet 2017 et juillet 2018, le seul produit qui parvient à garder une croissance positive est le «dulce de leche» (+ 5 %). Le lait en poudre représente le produit qui connait la plus forte baisse (- 49 %), suivi par le yaourt (- 9 %), le lait liquide (- 4 %) et le fromage blanc (- 2,50 %). En moyenne, tous produits confondus, on observe donc en juillet 2018 une baisse de 10 % des ventes de produits laitiers, par rapport au même mois de l’année précédente.

La consommation de produits laitiers a connu une nette augmentation entre 2003 et 2007, où elle atteint son pic (80 litres par habitant) sur la période 2003 – 2016. Les années suivantes se traduisent par une légère stagnation (environ 77 litres de produits laitiers consommés par habitant). La vente de produits laitiers connaît de nouveau une forte hausse entre 2013 et 2014, retrouvant ses niveaux de 2007 (80 litres/hab.), hausse qui ne va pas durer longtemps, puisque le secteur subit une nette diminution jusqu’à l’année 2016 (70 litres/hab.), une valeur égale à celle de 2005. Depuis 2015, le secteur enregistre une baisse dans ses ventes ; entre 2015 et 2016, le volume de ventes diminue de 3,44 %, 0,8 % entre 2016 et 2017 et enfin 2,7 % entre 2017 et 2018.

Source : Business France